Communiqué de presse

Nouveaux acteurs numériques sur le marché des taxis en Flandre? « Nous sommes satisfaits que le gouvernement flamand nous suive » (De Croo/De Backer)

Le ministre fédéral de l’Agenda numérique Alexander De Croo et le Secrétaire d’État à la Lutte contre la Fraude Philippe De Backer considèrent comme un pas en avant le fait que la Flandre élabore enfin une législation sur les taxis qui autorise les nouveaux acteurs numériques. "Au niveau fédéral, nous avons levé des obstacles ces dernières années. C’est une bonne chose que la Région flamande suive en adaptant sa législation sur les taxis. Reste Bruxelles maintenant”, indiquent-ils.

Il est bon de rompre les monopoles. Cela fait baisser les prix, cela dope l’innovation et cela améliore l’offre. L’an dernier, j’ai élaboré un cadre légal pour les personnes qui fournissent des services via des plateformes collaboratives numériques jusqu’à un montant de 5.100 euros. Les plateformes électroniques doivent toutefois être agréées par le SPF Finances. Ces personnes bénéficient d’un tarif fiscal avantageux de 10% moyennant un prélèvement à la source via la plateforme collaborative et une transparence fiscale totale. Nous stimulons ainsi l’innovation dans les services de l’économie collaborative, nous permettons aux gens de s’essayer à une petite activité indépendante et nous régularisons le secteur”, a déclaré Alexander De Croo.

Pour les chauffeurs dont l’activité est de fournir des services de taxi via une plateforme électronique, la législation sociale est claire. L’Office national de la Sécurité sociale a déjà indiqué qu’à l’instar de bon nombre de chauffeurs de taxi réguliers, ils étaient des indépendants et non des salariés. Il appartient aux services d’inspection de contrôler s’ils sont en ordre de cotisation en tant qu’indépendants”, a déclaré Philippe De Backer.

On n’arrête pas le progrès. La révolution numérique secoue tous les secteurs économiques, y compris celui des taxis. Pour l’ensemble du secteur, c’est une opportunité d’innover, d’améliorer les services et de faire primer le client. Ce n’est pas en se cramponnant à des monopoles figés que l’on y arrive, mais en fixant des règles du jeu claires qui permettent l’innovation, comme l’adaptation de la législation sur les taxis, qui est une compétence régionale. Chacun doit ensuite s’y conformer. Ces services peuvent aussi améliorer la mobilité dans les centres-villes”, ont conclu De Croo et De Backer.